vendredi, mai 22, 2009

 

Phrase du jour

Juste pour le plaisir " Denis Côté nous est apparu comme un cousin de Pedro Costa, de Lisandro Alonso, et son film serait comme un matériau à la Peckinpah mis en scène par Chantal Akerman. Vive le cinéma du Québec libre !"
Les Inrocks

Comments:
Je retiens les six derniers mots.
 
et pourquoi pas Herzog, Heidegger, la nouvelle vague, Steven Spielberg, Kadinsky, Jackson Pollock, Andy Warhol, D.W. Griffiths et ta mère? À force de comparer tout à n'importe quoi (Peckinpah revisité par Ackerman??????????), ça ne ressemble plus à rien, et Carcasses, c'est effectivement RIEN. Pitchez-les, vos références! Dites-nous ça d'où ça vient cette caméra fixe et ces plans séquences sur une gang de mongols qui "revendiquent le territoire" (en fait, ils se contentent de se faire tourner autour par les maringouins, quel événement!) Plante ta caméra quelque part, devant une route par exemple, et endors-toi au gaz pendant dix minutes: c'est ça Carcasses, un film dépsychologisé qui expérimente le langage cinématographique. Quelle proposition! Quelle agréable nourriture pour l'imagination (qui fait des heures supplémentaires pendant le film à se demander s'il va enfin se passer quelque chose). Quel film radin, pas généreux pour personne, quelle pauvreté dans la forme et dans le propos! Emmènerais-tu les films de Denis Côté sur une île déserte pour te souvenir de ce que c'était, l'humanité? Emmènerais-tu dans le désert des films qui sont en eux-mêmes du désert et rien d'autre? Et ça prétend faire du cinéma et représenter un renouveau dans le cinéma. Ça me déprime infiniment. Et j'aime le cinéma. J'aime Tarkovski, j'aime Béla Tarr, j'aime Joseph Lewis, j'aime même Wes Craven, j'aime le "MIroir" et "Nosthalgia", qui POUR MOI représente VRAIMENT ce que c'est qu'un film "cérébral" et "pointu", difficile à comprendre et pourtant fascinant à regarder. Les films de Côté c'est des plans inutiles enchaînés à d'autres plans inutiles qui disent en plus à leur public: "tu penses que je suis pas game de filmer rien du tout dans un plan-séquence de 10 minutes? Eh bien regarde!" Et il filme rien du tout dans un plan séquence de dix minutes! Pour moi un film comme ça c'est juste un gros FUCK YOU lancé à un public de salle vide méprisé par un réalisateur méprisable et méprisant, qui se croit lui-même quand on le compare à Fassbinder et aux autres. La nature a horreur du vide, spécialement chez les critiques. Mais quand t'est devant un fossé, est-ce que tu continues d'avancer en faisant semblant que c'est une plaine? Réveille! C'est nul à chier. Fuck le cinéma québécois!
 
Oh, et, pardon, je m'excuse de rester "anonyme": je pense que ce que je dis peut valoir quelque chose même si le chèque en blanc est pas signé. Qui est-ce qui est censé avoir de l'autorité, au fond: le discours, ou juste la personne qui le dit? Quelle hostie de différence ça fait que je m'appelle "Anonyme" ou Paul Desmarais, ou Pierre Falardeau (merci pour ta chronique!), ou Yasmir Akhagammaragharbakbok? Est-ce que quelqu'un peu m'expliquer? Est-ce que la vérité d'un discours devient un mensonge quand c'est pas la même personne qui le dit? Pensez-vous qu'il y a rien qu'une personne sur la terre que la petite dérive formaliste et les films "esthétiques" tellement vides qu'ils semblent emmener le cinéma (ou ce qu'il en reste) au bord de l'implosion, énerve infiniment? Pensez-vous que les films de Côté et Ouelet sont la seule alternative, tant pour les spectateurs que les cinéastes, aux films niaiseux qui sortent au cinéma de la Banque de Nouvelle Écosse? LES DEUX SONT AUSSI NULS, mais au moins, chez Indiana Jones, on trouve ça con, mais on ne S'ENNUIE PAS. Fuck you!
 
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