mardi, avril 01, 2008

 

Jules Dassin

« It’s a bit different from most films you’ve ever seen […]. It was not photographed in a studio. Quite the contrary. Barry Fitzgerald, our star, Howard Duff, Dorothy Hart, Don Taylor, Ted de Corsia and the other actors played out their roles on the streets, in the appartment houses, in the skyscrapers of New York itself. And along with them, a great many thousand New Yorkers played their roles also ». - The Naked City

Il avait 96 ans, une flopée de très beaux films, notamment noirs, dans sa besace. Il est mort hier.
Après un joli début de carrière aux États-Unis (cet ancien assistant d'Hitchcock y réalisa notamment Brute force ou The Naked City), Jules Dassin avait été forcé à l'exil en 1959 sous la pression des enquêtes anti-communistes de McCarthy et de ses sbires. Peu importe, il persiste à réaliser de petits bijoux comme Night and the City, ou Du rififi chez les hommes ou Jamais le dimanche.

Comments:
Un des meilleurs, des plus innovants. Procurez-vous "Naked city" et "Night and the city" (un noir et blanc qui fait palpiter) chez Criterion, c'est un peu cher mais ça vaut le coût. Il y a notamment des interviews sur les suppléments dont une en français dans laquelle Dassin évoque justement ses déboires avec le maccarthysme. Il y a un long silence très éloquent à un moment donné pendant l'entretien qui reflète bien le malaise. Et si vous aviez des doutes sur Elia Kazan vous n'en aurez plus... Même si j'adore ses films.

Je tenterai d'ailleurs d'évoquer cette période du maccarthysme pour la présentation de"Johnny Guitar" à la Cinémathèque le 19 avril, une copie nouvellement restaurée de la Cinémathèque de Toulouse. Un peu de pub, ben oui...
 
et j'ajoute que la citation choisie par Helen évoque bien la "modernité" de "Naked city", qui se servait d'éléments documentaires, des gens dans leurs propres rôles, etc. Une piste que suivent un certain nombre de réalisateurs aujourd'hui. Ben oui, papy Dassin était passé par là avant, influencé notamment par le néoréalisme italien. Il fallait cependant avoir du guts pour proposer ça à Hollywood. C'est assez comique d'ailleurs au début du film d'entendre la voix-off du producteur qui vient "introduire" et expliquer la nouveauté du procédé auprès du grand public. Est-ce que le producteur en question assume vraiment l'audace de Dassin ou fait-il cette introduction avec une petite goutte de sueur sur le front? Audace vs portefeuille ça fait tout un party dans la tête.
 
Ahhh, un autre fan de pépé Dassin! Merci.
Juste un mot pour vous dire que si vous vous faites une petite rétro personnelle de ces films noirs semi-documentaires, à la sauce néo-réaliste, vous pouvez aussi faire un détour par Call Northside 777 et The House on 92nd Street (Henri Hathaway, 1948 et 1945, un autre de mes chouchous) ou même par le Killer's Kiss de Kubrick, 1955
 
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