jeudi, août 23, 2007

 

Losique en force?

Lu ce matin dans Le Nouvel Observateur
"Le Festival de Montréal tente un retour en force, après avoir vu sa crédibilité complètement minée sur les scènes locale et internationale"

Dans un premier temps, on saluera ce qui a toujours été une des plus grandes, sinon la plus grande, force de Serge Losique: son sens de la plogue.

Ensuite, on se laissera titiller par la question: le FFM qui commence aujourd'hui avec Bluff de Fecteau-Lavoie (pas entièrement désagréable, mais beaucoup beaucoup de télé dans ce ciné-là) est-il vraiment encore aussi moribond qu'il en a l'air? Pas sûre...Je n'ai pas vu grand chose de la programmation (pas eu le temps encore de me poser), mais on sent bien, en débarquant ici, une sorte d'effervescence fébrile, une petite excitation attentive.

Alors, mort ou pas mort, ce FFM?

ps: mettez-moi ce graphiste responsable de l'affiche au pain sec et à l'eau pendant 10 jours, histoire qu'il réfléchisse un peu à ce qu'il a fait.

Comments:
J'ai toujours la face longue quand je prends connaissance de la programmation du FFM. Ça manque vraiment de grands noms. Entre le défilé de « has been » et les « fonds de Cannes », que peut-on se mettre sous la dent ? C'est là que les recherches sur Internet deviennent fiévreuses pour essayer de dénicher quelques pépites dans ce magma...
Quelques suggestions prometteuses :
La Influencia
Foster Child
Bad Habits (?? dans des sections parallèles de Cannes)
The Orchard (film chinois dont je ne sais rien à part la bande annonce, qui donne à penser que c'est filmé à la Tsai Ming-liang)
Le Papier ne peut envelopper la braise (R. Pahn)
Calle Sante Fe (à Cannes)
Le court de Kiarostami (programmé avec SLAM)

Enfin, on verra... Même si c'est un peu n'importe quoi, le FFM aura tout de même le mérite de prendre quelques risques et de tenter des découvertes, et de ne pas se contenter de « best of » des grands festivals internationaux (même si c'est très satisfaisant).
 
IL FAUT QUE LES ÉTERNELS OPTIMISTES et les critiques sérieux cessent chaque année de se demander si le FFM vit une peut-être/possible résurrection... Le cadavre est un cadavre. Il peut disparaitre sans que personne ne verse de larmes.
 
Pour ça il semblerait que Losique devra disparaître lui-même, car la moule s'incruste contre vents et marées à la coque du cinéma au Québec.
 
Pour le moment, je ne verrai qu'un seul film cette année. J'ai bien envie de prendre des risques avec quelques découvertes, mais à 10$ le billet, c'est cher ! Alors non, désolé, m'en va voir le Ferrara et c'est tout.

J'ai changé d'avis en apprenant que LADY CHATTERLAY allait sortir en salles ici. Je peux attendre quelques jours pour payer moins cher, pareil pour le Miller et le Roeg.

Simon est devenu cheap.
 
Sans vouloir alimenter une guerre de clochés, le festival de cinéma des 3 Amériques avait cette année une programmation très (plus?) intéressante.

Et totalement d'accord pour le graphiste responsable de cet efficace vomitif esthétique. Les cheveux en pellicule, la robe en pellicule, je crois qu'on a compris le concept ti-casse.
 
Le FNC, c'est ça qui compte le plus pour moi.Une haleine fraîche, des dents blanches(ou presque)c'est ça qui me parle le plus :)

Vraiment nulle l'affiche, on dirait une création de Jean-Paul Gaultier un lendemain de veille.
J'ai juste envie de dérouler la pellicule...La pauvrette...
P'têtre qu'elle est chauve.
 
je vous trouve plutôt méchant envers la femme de François Losique.
 
J'aimerais connaître l'horaire du cinéma à la belle-étoile pour le festival. Je sais que c'est Blow-Up ce soir, mais pour le reste de la semaine?
 
Ma réponse va paraître confuse, je voulais faire un bilan de la guerre des festivals de cinéma canadiens.


Le FFM reste un festival pertinent car il présente tous ces films obcures qui n'ont pas été montrés ailleurs (souvent des refusés), et donc pour le véritable cinéphile, je parle de celui qui cours les festivals à travers le monde, le vrai, le fou, le rare, le FFM demeure une caverne de trésors cachés si l'on se permet de croire qu'il y a des éléments cinématographiques intéressants jusque dans chaque navet.

Ce qui est déplorable c'est la façon avec laquelle le festival a descendu de son tapis avec les années, mais il faut saluer le fait que depuis les débuts le FFM se voulait un festival pour le grand public (et non un festival d'avant-garde comme le FNC, j'y reviens), et à sa façon à travers les années Losique a démontré une sorte d'éthique qui est rare dans le milieu (il ouvre sa porte à tous les films, même navets, et Losique est toujours resté rebel contre l'élistisme des festivals fermés, comme Cannes, je crois réellement qu'il se fout bien des flas-flas, au détriment des journalistes).

Il reste que le TIFF (Toronto International Film Festival) a volé la place au FFM depuis près 10 ans, en fait au même moment où le FNC de Montreal si chéri devenait le FCMM et triplait de budget et d'importance sous l'aile de Daniel Langlois. Depuis, ironiquement, le FNC est devenu un peu ce que le TIFF était avant d'être le TIFF, un festival qui ramasse plusieurs gagnants d'autres festivals dans un décompte-bonbon pour cinéphiles avertis et tout le monde est content (sauf ceux qui voyagent).

Tout cela pour dire qu'à mon avis, trois festivals ont eu le même temps pour faire leurs preuves, et il faut donner au TIFF la palme qui lui revient d'être monté en flèche en si peu de temps, et hélas la conséquence de cela c'est qu'il n'y a peut-être pas de place au Canada pour plusieurs festivals avec "invités prestigieux", et ça explique les questionnements et désarrois des cinéphiles montréalais.


En effet, il faut se faire à l'idée que Montreal a perdu la manche, en parti à cause que le FNC et le FFM sont entrer en "guerre" à un certain moment, alors que l'un prenait de l'expansion (le FNC se vante d'être le plus ancien festival de cinéma au Canada, ce qui est bien réel, mais ce qu'il ne l'a pas aider, c'est d'être demeuré si longtemps un festival miniature, résultat des petitesses de l'avant-garde ou je ne sais quoi), et l'autre perdait de ses plumes à vouloir se rebeller justement de présenter les films des autres festivals.

Cette guerre montréalaise a monté l'absurde jusqu'à la fameuse années des trois festivals. Pendant ce temps là Brad Pitt se pavanait au TIFF: vous les voulez, vos invités "prestigieux"? Je viens de vous indiquer le chemin.


En conclusion, le FFM reste unique en son genre, ^quand même on le dénommerait Festival Des Films Mauvais, vous ne les verrez nulle part ailleurs, ces mauvais films. D'une certaine façon le FNC aussi
garde son originalité, de façon plus subtile, lorsqu'il mise sur les nouvelles technologies. Certainement le FNC est plus chaleureux et convivial, c'est sur qu'il va paraître comme le gagnant dans le coeur des montréalais, comme il est certain qu'une palme de Cannes ou un Lion de Venise on ne crachera pas dessus, mais je tenais à mettre les choses en perspective dans cette confuse réponse.

Merci

Cedric Caspesyan

PS: en passant, personne ne blogue sur le FFM, pas de lieu avec des critiques journalières? Depuis le décès de Perreault et les adieux de Denis Coté, il n'y a plus de couverture intéressante des festivals. Ou avez-vous déniché vos remplaçants, Ciboire?
 
En passant pourquoi y a t'il tant de film mauvais?

Serait-il que l'homme n'est pas aussi merveilleux que l'art voudrait le laisser croire?


Sommes nous tous si merveilleux pour exiger tant de si bons films??? C'est très difficile de faire un bon film. Un festival de bons films n'aurait que 10 films dans sa programmation par année.


Cedric Caspesyan
centiment@hotmail.com
 
Le texte de C.Caspesyan me laisse perplexe. Je comprends son point de vue mais quand même, maintenir un festival de cette envergure sur le respirateur artificiel sous prétexte que les "navets" aussi ont droit à leur chance... Le problème, ce ne sont pas les mauvais films; personne, même la rédactrice de ce site, n'a le monopole du bon (et du mauvais) goût.
Il est sans doute normal de se taper un, deux voire même plusieurs navets dans un festival avec une programmation aussi vaste et éclectique.
Mais le FFM nous a, et c'est là où le bât blesse, sans doute, habitués à mieux. C'est dure de se laisser entraîner avec lui comme le Titanic dans les eaux froides de l'indifférence. C'est pourtant ce qui m'est arrivé. Je suis par ailleurs d'accord avec son portrait du FNC, mais je nuancerais car il arrive qu'on y programme des trucs intéressants en dehors des sentiers battus (par les autres festivals).

Je trouve que le FFM devrait faire une retraite dans le bois et nous revenir un peu mieux repensé, avec une programmation plus cohérente, moins aléatoire, quitte à lui faire subir une cure minceur. Avec un peu de navet, bien sur.
 
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