dimanche, mai 13, 2007

 

Lars Von Trier déprimé?


C'est du moins ce que rapporte un article paru dans Cyberpresse.

Évoquant son entrevue donnée au quotidien danois Politiken (impossible de vérifier, je lis très mal le danois, mais ça se passe ici), le quotiden nous apprend donc qu'après avoir été hospitalisé en décembre dernier pour dépression, Lars Von Trier n'arrive pas à se dépatouiller d'une crise intense de la page blanche.

«On ne peut pas faire un film et être déprimé en même temps», s'est confié le cinéaste.

Je le crois. Et je sais la douleur que peut provoquer la panne sèche, l'impression de n'avoir rien à dire, d'être vide comme une coquille de noix

Mais, sans vouloir tomber dans une vilaine psycho-pop de bas-étage, n'est-ce pas justement lorsque le fond est atteint que la création peut prendre toute son ampleur. C'est un peu mythique, peut-être, mais les gens qui affirment créer dans le bonheur et l'harmonie me semblent toujours un peu suspect.
J'ai toujours cru à ces mots prononcés par le héros de Yes, Sir! Madame de Robert Morin
« faire un film, c’est comme rentrer dans son intestin, jusqu’à ne plus être capable de se sentir, puis se mélanger à sa merde. You get into deep shit. Je suis sur le point de me chier moi-même."

Un jour de pataugage dans ma propre fange, ce lien m'avait été envoyé. How to be creative? That is the real question, dear....

Comments:
Ce billet me touche beaucoup.
Lynch lui conseillerait probablement de s'initier à la méditation.:)
J'imagine facilement un angoissé comme lui sombrer dans la dépresse.
Il m'a toujours beaucoup intéressé.
J'espère qu'il rebondira avec son "Antichrist", parce que je l'aime beaucoup ce "Danois de mes fesses".
Il a du génie dont il a fait maintes fois preuve pour une oeuvre ciné qui est une somme incontournable. Ce serait bien triste qu'il mette fin à sa carrière.

Son dernier, "The boss of it all"(The Direktor?) m'a déçu mais je lui ai pardonné dès la sortie de la salle.Because Love.Ça fait déjà 7 ans depuis la palme d'or pour "Dancer in the Dark"...

Quand on voit un Resnais avec "Coeurs", j'me dit que Von Trier a encore plein d'histoires à nous raconter.
Je crois cependant que ce n'est pas dans le fond du baril que la créativité prend son ampleur,mais elle peut être un tremplin(qu'il faut éviter si on peut);
je le croyais naïvement, mais plus maintenant, par expérience(sans prétention). Il est faux de prétendre que la dépression(ou la tendance vers) est un moteur, tout comme son contraire, le bonheur.
La créativité est entre les deux, lucide et connaissante des deux états.Sans mortification,ni pavoisement.

Mon Danois préféré doit se sentir au point de non-retour.J'arrête ou je continue?
Pause.Dodos.Fais de beaux rêves Lars, et reviens nous en faire part.

How to be creative, that is the question indeed...
 
J'espère qu'il retrouvera son inspiration car c'est un réalisateur hors-norme, qui a un talent fou et qui a livré des films inoubliables tels que Dogville, Dancer in the Dark et Breaking the waves.
 
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