mardi, mai 29, 2007

 

La phrase de la semaine

"Les critiques ne voient pas les films avec le public. Ils voient les film entre eux et s'auto-influencent. Ils écrivent tous ou toutes la même critique."
Roger Frappier, s'étonnant de la disparité entre la réaction du public cannois et celle des journalistes au film d'Arcand, L'âge des ténèbres (à lire ici)

Ben oui, c'est vrai ça, les critiques sont tous de vilains méchants qui n'aiment pas les films dans le fond et qui ne font rien qu'écrire des méchancetés, copiées en plus sur celles de leurs voisins, car ils n'ont, et c'est bien connu, qu'un seul but: nuire.
Le public, lui, sait et n'a vraiment pas besoin des critiques. D'ailleurs si ceux-ci faisaient ce que tout le monde semble attendre, c'est-à-dire ne mettre que des étoiles et une phrase "citable" pour mettre sur les affiches, le cinéma se porterait beaucoup mieux, il n'y aurait pas de crises, les oiseaux chanteraient tous les matins et tout le monde s'enduirait de miel pour courir nu dans les bois en chantant des chansons.

Comments:
;-)
 
La si haute opinion que le monsieur a de lui-même. Merci Roger de t'octroyer une tribune.

À noter que le géranium Augendre a pê perdu sa célébrissime chronique mais le pauvre essaie encore d'être 'pertinent' sur son semblant de blogue. Et, oh, attention, pendant toute la durée de Cannes, l'Homme n'a pu écrire que le truc suivant en guise de 'couverture':

Je connais de plus belles traditions que celle de siffler des films (surtout quand on ne paie pas sa place, que l'on est nourri-logé à Cannes - donc pas trop énervé, et qu'on ne le fait pas le reste de l'année), même mauvais.
Je ne comprendrai jamais ce qu'il se passe dans la tête d'un critique qui se met à siffler un film...

Bel espace de réflexion, parfaitement utilisé!
 
Le plancton Augendre. Le mec est chef-pupitre cinoche, "stollé" à Montréal pendant Cannes, et monsieur s'interroge sur les sifflements dans une salle... Assez particulier comme situation géo-intello-politique.
On l'inventerait, lui-même surpasserait son effigie.
Il me scie en deux ce Michael.
Jusqu'où ira-t'il, les paris sont ouverts.

Frappier peut dire ce qu'il veut,il a une tribune mais ce n'est qu'une voix.Faudrait tout de même pas crier au scandale chaque fois qu'on critique les critiques.
(même si j'aimerais m'enduire de miel et gambader nu en chantant:)

C'est sombre pour le cinéma d'auteur, mais ce fut toujours ainsi quant à moi pour toutes les formes d'art qui demandent un peu d'effort pour les apprécier.
Le peuple en a rien à foutre. Il veut être diverti pour fuir une réalité qui l'oppresse. Le monde en a rien à branler de l'Art les ami(e)s.
Concilier populisme et intellect est un tour de force auquel on peut renoncer, mais non sans sacrifices.
Bonne criss de chance!

C'était mon humble avis.
 
en tant que gagnant du pool de cannes,
et chouchou de arretetoncinema.com pour la semaine,
je me permets de dire:

roger, ferme-là donc, pis va faire de l'argent...
 
Permettez moi :

«Les critiques ne voient pas les films avec le public. Ils voient les film entre eux et s'auto-influencent. Ils écrivent tous ou toutes la même critique.»

Bien entendu le critique est une entité étrangère, un virus en quarantaine qui ne comprend rien à la dynamique d'une projection en salle. Pour ce qui de ''la même critique'', quand les défauts où les problèmes sont flagrants, je ne vois pas pourquoi un critique irait en inventer d'autres. Et si les critiques s'auto-influencent, on va me dire que le public est tellement lucide qu'ils ne se laissent jamais berner par les médias de masse et le marketing?

Monsieur Frappier s'appuie sur l'argument de l'ovation. Pour parler de ma minime expérience de Cannes (ne pas vivre dans le passé), je crois être assez rationnel pour ne pas prêter foi à des manifestations de la sorte. Mister Lonely de Korine a lui aussi reçu une ovation de 10 min. à la fin du film. Mais ce qui n'est pas dit c'est tout le long de la projection les gens quittaient la salle et que finalement une minorité provoqua l'ovation et le reste à peut-être suivit par politesse. Et venez pas me faire croire que Mister Lonely est voué a un succès commercial et financier.

Mais moi ce qui me dérange là-dedans, c'est le terme ''public de Cannes''. Il essaie de convaincre qui lui en disant que les gens de Cannes voient les films présentés? C'est un festival qui est barré au public et qui est réservé aux gens de l'industrie, arrêtez de vous flatter le bedaine. Et si les gens de l'industrie sont eux aussi LE PUBLIC, je vois pas pourquoi les critiques en feraient pas partie.

Pourquoi au Québec toujours cette mentalité de nous ''prendre par la main et de nous chuchoter à l'oreille que tout va bien''. Toujours la peur de la critique ouverte, quand on est tellement bon pour chialer dans nos salons.
 
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