vendredi, mai 11, 2007

 

Du film à l'opéra


Avouons-le, les adaptations vont rarement dans ce sens. Et qui de mieux que le plus fou, le plus débridé pour secouer le cocotier de l'univers des choses adaptées? Emir Kusturica himself, évidemment.

Libération annonçait en effet que le cinéaste était en pleine préparation de l'adaptation de son magnifique Le temps des gitans en opéra. Lancement prévu à l'Opéra Bastille de Paris le 28 juin.
Mais là où la chose devient jouissive, même à distance, c'est que le cher homme a apparemment crée un punk-opera en mettant aux commandes du tout son délirant No Smoking Orchestra. Tubas, violons tziganes, grosses caisses et animaux envahiront donc la scène si guindée de l'Opéra. On aimerait y être.

À part ça, deux petites choses à croquer trouvées dans l'article:
-la phrase la plus rude de la semaine: prononcée par Nele Karajlic, membre du No Smoking Orchestra à propos de Goran Bregovic (auteur de la bande-originale du film): «On n'a pas travaillé avec lui, il a son propre groupe et il est trop vieux». Et vlan.

-Kusturica s'est autoproclamé maire de Küstendorf, un petit village de Serbie où il a décidé de poser ses pénates et de construire sa ville idéale.
Extrait:
"Il a découvert l'endroit en 2003 avec La vie est un miracle. Il attendait le retour du soleil pour reprendre le tournage, quand soudain, en face, la colline de Mecavnik a été inondée de lumière. Un signe, assurément. Il s'y installe, érige le drapeau serbe. Bâtit une maison, deux, puis dix. Une salle de cinéma est creusée en sous-sol. Une piscine couverte occupe une maisonnette, aux côtés d'un bar, d'une boutique d'artisanat local et d'une salle de répétition. Des maisons portent le titre d'un roman ou d'une nouvelle d'Ivo Andric, l'écrivain nobélisé en 1961, notamment pour Un pont sur la Drina, dont l'action se situe à Visegrad (Bosnie), à une poignée de kilomètres. Autour de Küstendorf, des collines boisées et des prairies vertes. (...)
Depuis, Kusturica s'est mué en «agriculteur» -ermite dans cette vallée pentue. L'air renfrogné, il reçoit dans un salon rustique. Et professe un «retour à la nature» tendance écolo-autarcique. «Ici, les gens sont gentils et bons. On vit bien et il y a du travail. On produit des pommes de terre, du fromage, du lait, des jus de fruits, et on élève des vaches et des chèvres afin de rester aussi indépendants que possible.»

Élever des chèvres et mettre en scène des opéras, c'est pas une vie de rêve, ça?

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