mercredi, février 14, 2007

 

On peut bien croire que tout va bien...

...mais ce serait se voiler la face pas à peu près.

Dans Le Monde, 4 réalisateurs (Benoît Jacquot, Nicolas Klotz, Tony Gatlif et Bertrand Bonello) s'interrogent sur le sort du cinéma d'auteur et ça n'est pas beau à lire.

B. Bonello:
"La cinéphilie a changé. On ne trouve plus aujourd'hui ce rassemblement permanent qui permettait, voilà encore quinze ans, à un certain type de cinéma de vivre. Le public est plus éclaté que jamais et les décideurs réagissent par une grande incertitude. Les producteurs ne font plus les films qu'ils veulent faire, mais les films qu'ils peuvent faire. Cela déclenche chez les auteurs une autocensure plus ou moins consciente qui rend leurs films moins intéressants. C'est un cercle vicieux entretenu par la peur. Il faut être plus inventif, cesser de quémander son argent auprès des mêmes comptoirs, qui préféreront toujours jouer la sécurité, abandonner la résistance à l'ancienne et trouver d'autres sources de financement, y compris dans le privé, comme le font les indépendants américains. "

Tiens, parlant de cinéma d'auteur, deux nouvelles:
- Bon cop, bad cop a gagné hier le soir le Génie du meilleur film canadien 2006. On en ricanera encore en 2022

- Deux films à surveiller aux Rendez-Vous du Cinéma Québécois

Nos vies privées, du bulgarophile Denis Côté:
Tourné majoritairement en bulgare avec des acteurs venus de Sofia (les intenses et convaincants Anastassia Liutova et Penko S. Gospodinov), l'histoire propose la rencontre d'un photographe de Sofia et d'une jeune immigrante bulgare installée au Québec depuis une décennie. Après avoir flirté longuement sur internet, le couple décide de vaincre la distance et consommer le fruit de leur curiosité dans un chalet de campagne. Jusqu'à ce que des événements étranges viennent fragiliser et mettre en danger leur idylle et leur complicité...

JEUDI 15 FÉVRIER, 21H15, CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE


Le cèdre penché, du musicophile Rafaël Ouellet:
À la suite de la mort de leur mère, les sœurs Provencher reviennent vivre temporairement dans la demeure familiale. Pendant que Brigitte revisite son passé et cherche en elle les larmes pour vivre son deuil, Candide se replie sur elle-même et n'arrive pas à trouver l'inspiration nécessaire à la composition des chansons de son premier album. Chacune dans leur monde, les sœurs peinent à se rejoindre. C'est avec deux guitares, leur musique et les chansons de leur mère, chanteuse country, qu'elles apprendront à s'apprivoiser et qu'elles réussiront à retrouver le lien qui les unit depuis toujours.

23 FÉVRIER, 19H45, CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE.

Comments:
La Génie à Bon Cop, bad cop me fait peur. Un autre signe qu'il risque de gagner aux Jutras.

Lorsque le prix du film ayant été le mieux représenté à l'étranger sera remis, ce sera drôle de contaster que le cinéma de qualité est reconnu ailleurs plutôt qu'ici.

J'ai hâte aux Rendez-vous, même si je ne pourrai y aller souvent. Le truc de 59 qu'ils relancent aujourd'hui a l'air fascinant.
 
Je pourrai pas assister aux films de Denis et Rafaël. Mes pensées vous accompagnent.Bravo à vous deux pour avoir su mener à terme ce qui vous tenait à coeur.

En attendant de voir vos films,
portez-vous bien :)

La déclaration du mec d'Alliance Vivafilm ne me surprend pas.Il a dit tout haut ce que la plupart d'entre eux pensent tout bas.C'est en droite ligne avec la pensé mercantile qui anime la plupart des distributeurs-vendeurs de produits.
Culturels ou pas, à notre plus grand déplaisir.
 
helen, peux-tu nous plugger ça aussi? svp????


tout comme le show de 'the police',
la projection de LE CÈDRE PENCHÉ est
SOLD OUT!!!!!!!!!

MAIS rien ne vous empêche de venir célébrer
avec nous au CAFÉ-BAR de la cinémathèque québecoise,
juste à côté du gros party de 'BON COP BAD COP' dans le bistro
rendez-vous à 10pm... CE vendredi! [23 février]

en présence des artisans pour souligner:
les premières de
Le cèdre penché de Rafaël Ouellet
et
Nos vies privées de Denis Côté
-au Café-bar de la Cinémathèque -

- entrée gratuite
 
Le cinéma d'auteur ne devrait pas reposer sur le financement. Denis Côté le prouve avec Nos vies privées : 20 000$, quelques amis, une caméra vidéo. Le résultat est parfaitement comparable à un film à deux millions. Si on enlève les excentricités de Côté.
 
.....des excentricités... ah! ok!
 
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