jeudi, août 17, 2006

 

critique or not critique

Il y avait donc une stratégie mondiale dans cette drôle d'idée de ne pas faire de projections de presse, et donc de ne pas permettre la parution de critiques a priori, pour ce navet attendu qu'est Snakes on A Plane. Certes, un buzz internet, un de ceux dont tous les films en rêvent, lui avait déjà pavé la voie et les critiques n'auraient apporté que très peu d'eau à son moulin.

Mais une chose m'apparaît gênante dans ce principe: l'incroyable cynisme des studios. En décidant de ne pas le montrer aux critiques, le sous-entendu est clair: le film risque de se faire ratatiner sous les plumes venimeuses de ces empêcheurs de tourner en rond que sont les critiques. Le film est trop fragile pour ne pas se faire démonter par cette horde d'hyènes sans scrupules. Mais le deuxième sous-entendu est encore pire: s'il n'est pas "assez bon" pour les critiques, il l'est par contre sans problème pour le public qui, lui, se gavera de tout ce qu'on veut bien lui montrer et suivra, en bon troupeau de moutons sans sens critique, l'enthousiasme général de quelques geeks.
Bref, les critiques sont chiants et le public est con. De la part de gens supposés vouloir nous divertir, voilà qui remet les pendules à l'heure.

Sur le sujet, un article de Xan Brooks dans The Guardian, qui leur rabat le caquet:

London's film reviewers are fulminating over news that there will be no official press screening for Snakes On a Plane, a Hollywood action movie about - and I'm obviously guessing here - an aeroplane carrying a cargo of dangerous reptiles (quite possibly snakes).

It follows an earlier move to prevent those same critics from witnessing The Pink Panther, and anticipates the similar non-appearance of Neil LaBute's forthcoming remake of The Wicker Man. In each of these cases, the tactic has been interpreted as a sign that critics no longer matter a damn.

Box office evidence bears this out. In recent months both The Da Vinci Code and Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest opened to a fanfare of bad notices and then went merrily on to clean up at the cinemas.

What, then, is the point of organising preview screenings, of sending out the invites, of cutting all those complimentary sandwiches? Surely the press officer's time would be better employed organising some fancy red-carpet premiere, or spinning the fall-out from Mel Gibson's latest escapade on the LA freeway.

It seems to be open season on the film critic this summer. First we had the sight of the wicked, chin-stroking villain in M. Night Shyamalan's Lady in the Water, a critic who poses a real danger to the beautiful nymph heroine until Night fortuitously has him torn apart by some kind of wild devil dog near the end of the film.

Then we had the trailer for the Jackass sequel which offers an extended screw-you to those who panned the first film, quoting from a bunch of negative reviews before declaring, "Unfortunately for them, we just made Number Two".

And now this. Locked out of our precious private screening theatres. Forced to line up like a commoner at the local multiplex. Jostled and jogged by children as we try to scribble our learned notes in the dark. By God, it's enough to make one give it up and get a proper job instead.

Hollywood's explanation for this shabby treatment (and again I'm guessing) would surely be to argue that they make films for the fans not the critics. Ergo they would rather release Snakes On a Plane (or Pink Panther, or Wicker Man) directly to the honest, ticket-buying punter than have some snooty scribbler dump all over it beforehand. Put this way the policy almost makes sense. Even so, I fear that they have fatally misread the landscape.

Once upon a time the critics sat in the preview theatre and the public sat in the multiplex and all was neat and tidy with the world. Now it's altogether less straightforward. Yes, the London writers who want to review Snakes On a Plane will have to pay their cash like everyone else (and ha-ha, serve them right). And yet, meanwhile, the punters they find themselves seated beside are also undergoing a strange metamorphosis. Some of them will have a MySpace profile, or their own personal blog. Many will be posting reviews on film sites, and - who knows? - some of those reviews might not be too complimentary about Snakes On a Plane.

So the pundits become the punters and the punters become the pundits until it's hard to keep track of exactly who is who. The irony is that, just when Hollywood thought it had killed off the critic, the reviewing population is exploding beneath its very nose, and their opinions are spread, free of charge, across the internet. The studios might be able to crush a handful of scribblers but a whole planet's worth is a different matter altogether. There are simply not enough wild devil dogs to go around.

Comments:
osti de calisse de fvabnhb.b b AVEZ-VOUS le MORON à Augendre AUJOURD'HUI???? AYOYE, il est sans fond!!!
 
Je suis trop effondrée pour commenter....
 
Je te recueillerai Helen!
Mais ne t'inquiètes pas, les ulcères ne sont pas provoqués par le stress mais bien par une bactérie.Ouais,d'après mes recherches,(j'ai mis deux hommes là-dessus) et mon expérience perso,c'est la bactérie "mickéïde".
Elle est très localisée et pas facile à enrayer car elle bénéficie d'une bonne tribune.Elle s'incruste et provoque des reflux acides très douloureux.Le détachement,la méditation,le Pantoloc ou le Losec sont à prescrire.

Il est sans fond comme le néant sidéral ce con, je serais pas surpris de voir sa tête en cherchant Pluton avec un télescope.Il est un magma de mots sans substance.Par son stylo Bic et sa prose masturbatoire,il est un astéroïde Montréalais dans la constellation Occidentale Hollywoodienne qui nivelle toute forme d'art(le cinéma en particulier) vers le bas.
"Mickey Ti-bas"
Le bas, plus petit dénominateur commun, le divertissement gaga et abrutissant.Le pet égale une pensée philosophique et la dépasse, si ça rapporte plus de cash.L'art est un produit, point final.S'il se vend pas, c'est de la merde.Une vision noir et blanc de l'art qui pourtant commande des trillions de couleurs...

Et Mickey qui se regarde écrire en se disant: Wow, je suis tout un écrivain! Regardez moi cette tournure de phrase, et cette sentence hein, c'est chié! Ouh, arrêtez-moi qqu'un!

Sans fond, le moron.Il se noiera un jour dans son propre reflet,le cul dans sa baignoire,son visage embrassant son reflet jusqu'à la grande tasse.

Que l'on me tape sur les doigts si je suis trop méchant :)
 
Moi j'aime que la chronique DVD soit pour la sequel straight-to-DVD de BRING IT ON. :)
 
Bon, qu'est-ce qu'on fait? Concrètement...
 
Concrètement, moi je vais écrire à Thibault.Si vous voulez voir mon ébauche, vous me le dites.Sinon, je procède.Mais j'ai besoin de temps pour faire une "belle" lettre.Assez c'est assez, osti.
C'est malheureusement tout ce que je peux faire.De meilleures suggestions?
 
On pourrait le jeter à la rivière, boulet au pied! De cette façon il parlerait à ses amis, les poissons...
 
Est-ce une révolte?
Non, Sire, c'est la révolution....

Sérieusement, je ne vois pas beaucoup de solutions. Tout ce que j'espère, c'est que d'autres lecteurs se manifesteront, qu'il soit enseveli sous des lettres lui expliquant que, pour eux, non le cinéma n'est pas "une chose futile, qu'ils n'ont pas envie de se faire prendre pour des crétins patentés et surtout qu'ils ont envie de partager quelque chose en venant lire ce canard toutes les semaines, pas de se faire asséner quelques vérités sorties tout droit des poubelles.

L'autre solution serait que tous les distributeurs prennent leurs films au sérieux et boycottent d'un bel ensemble cette section cinéma, mais ça....
 
si Yvan écrit une lettre et que nous prenons quelques jours pour la proposer à au moins 15-20-25 signataires... ? Thibeault ne la publiera pas, ne la montrera pas au casse de bain mais au moins, la lettre existera...et quelqu'un sera au courant...
 
Bonne idée Denis, un plaidoyer avec signataires pour une critique intelligente au lieu d'un pseudo-cours professoral prétentieux, et vide.Cela vaut la peine d'essayer au moins!
 
Il faut une lettre sérieuse qui explique ce qu'était le ICI, ce qu'il est devenu; l'importance d'avoir un fond de sérieux; un bagage cinéphile quelque part dans un organe médiatique montréalais, merde... Avec au moins 20 signatures... p-ê avec des cinéastes à l'appui... je peux faire circuler cette lettre à ma gang si elle est vraiment concise (CONCISE YVAN ;) et directe... Si je me fie aux réactions qui circulent, les 'noms' vont vite s'accumuler... Pensons-y... Il est important de comprendre que ceci n'est pas une vengeance de la part des anciens du ICI, ni une attaque contre la profession critique à Montréal (la plupart sont entre médiocres et corrects mais rien pour justifier une lettre qui appelle à la révolte cinéphile). C'est bel et bien une réaction aux propos insignifiants d'un pauvre type imbu de lui-même qui sévit dans un journal jadis crédible. Point. Non?
 
Ok,j'écrirai au "Nous" donc.
J'aurai besoin de votre aide les ami(e)s, je suis pas un expert en "pétition". Je vais essayer d'être concis tout en expliquant le pourquoi de cette missive. J'irai droit au but,mais j'ai tendance à en mettre un peu trop. Je compte sur votre "oeil". On le tutoie ou le vouvoie Thibault? Perso, jai bien envie de plaider pour un retour d'Helen,mais...Je connais pas Thibault sauf par ses écrits.L'éviction d'Augendre serait plus appropriée de prime abord non? Il faut viser ET l'éviction ET le retour d'Helen.Gros contrat. Thibault me semble assez cartésien mais l'émotion a sa place chez lui, non?Parlez-moi de lui tiens! Pendant que je m'exerce.Toi et Denis l'avez connu perso, j'ai besoin de m'orienter.
Je suis prêt à commencer.J'aime écrire et ce sera un beau défi collectif de frapper avec notre coeur pour la purgation de la bêtise.Sachez que j'ai désormais besoin d'écrire cette lettre et je préfère votre accompagnement plutôt que de faire cavalier seul, alors toutes vos suggestions seront les bienvenues.
 
Merde, jai publié avant de te lire Denis haha. Ok, je prend note et m'attèle.Lentement mais sûrement.
 
Cher Monsieur Thibault,

Nous soussigné(e)s, plaidons pour le retour d'un ou une critique cinématographique crédible au sein de votre journal.Nous trouvons désolante la section cinéma de votre journal depuis l'apparition de Michael Augendre à titre de chef de pupitre, section cinéma.

Votre journal était un phare lumineux sur toute la culture cinématographique privilégiant une approche critique,intelligente et sensible;il est devenu un lampadaire sans nuances,prétentieux et vide, servant tout juste à éclairer les gros hits de l'heure. Par son nivellement par le bas, en défendant tout et son contraire, monsieur Augendre se discrédite totalement aux yeux des lecteurs et lectrices, qui furent habitué(e)s à beaucoup plus de rigueur.Nous respectons le choix d'un journal gratuit de vouloir faire des changments éditoriaux, mais pas au détriment de l'intelligence à laquelle les lecteurs et lectrices de votre journal furent habitués dans le passé.
 
Je vais changer le mot "lampadaire" par "lampion" ...:)
 
Très bien cette lettre. Simple et directe. Thibeault ne publiera jamais mais il lira. Il est intelligent mais menotté. Jamais Helen ne retournera et jamais Augendre sera mis à la porte. Mais 25 signatures, ce serait un bon début. Ils doivent au moins connaître le désaccord d'une partie du lectorat...
 
Oui, poursuivons...Stp Denis, ne présumes pas trop de l'avenir, même si je penche en ta faveur.Encore un ou deux changements cosmétiques et on y est.Il faudrait plus que 25 signatures mais je sais pas comment faire signer une lettre virtuelle.
Version finale:

Cher Monsieur Thibeault,

Nous soussigné(e)s,plaidons pour le retour d'un ou une critique cinématographique crédible au sein de votre journal.Nous trouvons la section cinéma désolante, depuis l'apparition de Michael Augendre à titre de chef de pupitre, section cinéma.

Votre hebdo était un phare lumineux sur toute la culture cinématographique,privilégiant une approche critique,intelligente,sensible et ouverte.Il est malheureusement devenu un lampion sans nuances,fermé,prétentieux et vide,servant tout juste à éclairer les gros hits de l'heure.
Par son nivellement vers le bas, en défendant tout et son contraire,monsieur Augendre se discrédite totalement aux yeux des lecteurs et lectrices qui furent habitué(e)s à beaucoup plus de rigueur.Nous respectons le choix d'un hebdo gratuit de vouloir procéder à des changements éditoriaux; mais pas au détriment de l'intelligence à laquelle les lecteurs et lectrices de votre journal furent habitué(e)s par le passé.
 
Merde, j'ai écrit deux fois:"furent habitués" ...

C'est Vendredi soir, que voulez-vous...
On remplace le dernier par " ont eu droit par le passé" dans la dernière phrase.Vous me suivez toujours?
Merci Denis et Helen pour vos conseils précieux.
 
oh là là, je vous laisse tout seuls un vendredi soir et vous voilà en train de fomenter des plans machiavéliques mais néanmoins pleins de bon de sens!

Merci en tout cas.
Evidemment, mon implication là-dedans ne peut être que minimale au risque de discréditer toute l'entreprise. Mais la meilleure façon de faire signer ça est encore de faire circuler cette belle lettre par e-mail pour ensuite la retourner non seulement à Pierre Thibeault mais aussi en cc à ce cher nouvel éditeur.
Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça réchauffe mon petit coeur de voir qu'il existe bel et bien une communauté cinéphile qui refuse de se laisser marcher sur les pieds!
 
Je serais bien le premier à signer avec Helen mais est-ce que ça ne discrédite pas un peu l'entreprise de voir les noms des deux ex-pseudo-frustrés du ICI... ? YVan, envoie ta lettre au email perso d'Helen, ensuite on verra comment on peut rejoindre les gens de l'industrie... les gens doivent signer en notant leur type de boulot. PLus ça vient de l'industrie, plus ça aura du poids et forcément ça représentera une partie du lectorat. Je persiste à souligner que ce qui s'écrit au Voir, Mirror, Hour, deux fois sur trois à La Presse, Séquences, JdM et pas mal partout ailleurs est insignifiant. Dans le cas de Mickey Augendre, c'est carrément de la pollution malsaine, c'est pour ça qu'il nous faut réagir. Les autres restent dans leur giron insignifiant 'qui passe de l'information', qui ne fait aucune vague, qui ne contient aucune once de bagage cinéphile: on peut les laisser dans leur soupe.
 
J'allais justement lui envoyer et je me suis dit,allons faire un dernier tour sur le blog avant :)
Vous pouvez malheureusement pas signer Helen et Denis, on se tirerait dans le pied.Quoique toi Denis, ça fait un ti-bout déjà que tu n'es plus là. Je mettrais toutes les chances de notre côté en vous abstenant.Dommage.
 
"CONCIS YVAN" :)
Ce que tu dis est vrai Denis,l'état de la critique cinoche est lamentable mais ce serait le fun que les cinéphiles signent aussi, pas seulement l'industrie.Le monde cinéphile a aussi son poids à mettre dans la balance.

C'est qui ce nouvel éditeur et pourquoi Augendre ne se ferait pas "remercier de ses services"?
Personne n'est immuable, surtout pas ce taré; on parie sur sa longévité? Je lui donne 6 mois,un an gros max.C'est court, quand la mort est au bout.Sauve qui peut.
 
Il me fera plaisir de lire cette lettre lors de mon émission de radio ce soir. Je n'ai pas un grand auditoire, mais je peux vous promettre qu'une soixantaine d'oreilles sera à l'écoute. Reste plus qu'à voir si certains d'entre eux réagiront.

Le lien des émissions où je parlais contre Augendre ont d'ailleurs été envoé à Thibaut, mais nous n'avons jamais reçu de réponse.

Le fait qu'un média, même s'il est étudiant, s'attaque au ICI doit bien servir à quelque chose... non ?
 
Monsieur les écarts, merci.
La lettre finale, quoique semblable à ce qui fut publié ici, se trouve sur mon blogue.
 
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