mardi, mai 02, 2006

 

Controverses 101

Dans le Guardian paraissait aujourd'hui une liste des 10 films les plus controversés de tous les temps. Dans l'ordre:
Salo ou les 120 journées de Sodome (P.P. Pasolini)
Natural Born Killers (O. Stone)
Crash (D. Cronenberg)
The Last Temptation of Christ (M. Scorsese)
The Devils (K. Russell)
Pretty Baby (L. Malle)
Birth of a Nation (D.W. Griffith)
Straw Dogs (S. Peckinpah)
Life of Brian (T. Jones): cette entrée me laisse singulièrement perplexe
Bandit Queen (S. Kapur)

L'idée de faire des listes est souvent rigolote. Mais celle-ci pose une question: qu'est-ce qu'un film controversé?
Un film qui choque, qui dérange, qui secoue nos puces bien-pensantes? Oui, mais n'est-ce pas une des raison d'être du cinéma que de secouer le cocotier de nos préjugés et de nos idées reçues? Bien sûr, le cinéma qui conforte existe et est parfois aussi bien fait que nécessaire. Mais en toute honnêteté, les films qui hantent et qui font avancer n'appartiennent que rarement à cette catégorie.
En réalité, cette liste m'a fait réflechir: quels films ai-je moi-même trouvé controversés au point d'encore grincer des dents à leur seul souvenir? Il me vient en tête deux films, qui, je dois l'avouer, ont sérieusement titillé mes limites:
-Hustler White de Bruce LaBruce et Rick Castro, et son regard documentaire-parodique mais surtout franchement cru sur les prostitués du Santa Monica Boulevard à Los Angeles. Je me souviens d'une scène particulièrement où un prostitué unijambiste utilise son moignon pour... J'aurai pu vous trouver une photo, mais y'a des moments où faudrait voir à pas pousser mémé dans les orties quand même. Le site du monsieur vous suffira bien.
-Dans ma peau de Marina de Van où l'héroïne se livre à quelques séances d'auto-grignotage assez croquignolles. Un très bon film, mais créateur d'un tel malaise que je ne me suis plus rongé les ongles pendant au moins deux jours ensuite.






Et vous, où sont vos limites?

Comments:
Au cinéma, je n'ai aucune limite, si ce n'est l'ennui. Mais je suis capable d'admettre mes traumatismes. Je n'ose pas revoir Irréversible de Gaspard Noé. Et certains films de Cronenberg me démolissent pour la journée (Dead Ringers, bien plus que Crash!).
 
Extrêment difficile de me faire sortir d'une salle de cinéma avant la fin d'un film, mais Tim Roth a réussi avec The War Zone. Pas que son film (sur l'inceste) était mauvais, mais certaines scènes sont devenues si insupportables que j'ai dû partir. J'en avais presque des hauts le coeur tellement ça m'a affecté.

Très (trop!) efficace comme traitement. Dommage d'ailleurs qu'il n'ait rien réalisé d'autre après ça.
 
Moi aussi j'irais pour Irréversible. J'ajouterais Naked Lunch que je ne voudrais pas nécessairement revoir. Il y a aussi l'Exorciste que je ne voudrais jamais voir tout court. Sensibilité spirituelle oblige. Je pense que la vraie qualité de l'art est de suprendre et pas nécessairement de choquer, même si l'un n'exclue pas l'autre.
 
The Life of Brian?!? C'est plus acide que choc. Mais bon. P-e que les décideurs de cette liste sont de gentils chrétiens.

Je suis tout à fait en accord pour Irréversible que je n'oserai jamais revoir par sa violence si crue et pénible. Pour ce qui est de White Trash, la scène du moignon est à mes yeux un bel exemple de choquer pour choquer, mais qui m'a laissé indifférent par le ridicule de la chose...

Par contre, la scène de pénétration "ensanglantée" du film Anatomie de l'enfer de la très mauvaise et pseudo-intello Catherine Breillat, a atteint mes limites extrêmes. J'en avais quasi une indigestion.
 
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